17 septembre 2008
Annonce: Appel aux parents d' enfants autistes
Annonce envoyée par une visiteuse du blog:
<<recherche
voilà, je m'appelle aurore, j'ai 30 ans et je viens de suivre une
formation sociale. J'ai suivi cette voix pour pouvoir travailler auprès
d'enfants handicapés et plus particuliérement des enfants autistes.
Voilà pour mon historique.
Actuellement j'essaie de concrétiser un projet un peu fou qui me tien a coeur.
Je
voudrais travailler avec des enfants autistes autour de la créativité
et de la musique. Je voudrais faire des projet individualisés en
adaptant ma méthodologie de travaille au niveau de l'autisme de
l'enfant.
Ce projet aurais pour but que les enfants s'exprime à leur maniéres et peut être pour certains soulager certains maux.
Je sais que mon idées peut paraître uthopique mais j'y crois!
C'est pourquoi je fais appelle a vous.
En
tant que parents que pensez vous de cette idée et que pourriez vous
attendre d'un tel projet. Si vous connaissez d'autres parents ayant un
enfant autiste parler leur de mon projet car tout les avis m'intéresse.
Merci par avance et voici mon adresse mail : [antispam]sabana88@hotmail.fr (enlever la mention "[antispam]")
je vous souhaite bon courage pour la suite.
aurore >>
13 août 2008
From Autism to Artism by Donna Williams
From: 1210donna
Slideshow of the transition of autistic author, artist,
singer-songwriter Donna Williams from infancy to adulthood with a
parallel journey told through her artworks.
20 juillet 2008
Clemence, petite fille autiste. Blog tenu par sa maman
http://blogclemence.canalblog.com/

Clémence Cazenave Tapie via kwout
04 juillet 2008
Les problémes sensoriels chez les personnes autistes. Par Temple Grandin
Témoignage de Temple Grandin (*) sur ses expériences avec la pensée visuelle, les problèmes sensoriels, les difficultés de communication.
http://www.asperansa.org/prob_sensoriels.html
(*) Temple Grandin est une femme autiste, Professeur auxiliaire Ph.D à l'Université de l'État du Colorado, Fort Collins, CO 80526 USA.
AUTISME ET TROUBLES DU SPECTRE AUTISTIQUE
AUTISME ET TROUBLES DU SPECTRE AUTISTIQUE
PsychoMédia
- Publié le 15 septembre 2007
Mise à jour: 15 mai 2008
Définitions diagnostiques
Qu'est-ce que l'autisme?
Qu'est-ce que le syndrome de Rett ?
Qu'est-ce que le syndrome d'Asperger ?
Qu'est-ce que le trouble désintégratif de l'enfance ?
Vers un diagnostic de l'autisme plus précoce
Autisme: Risque plus élevé chez les bébés d'un an ne répondant pas à leur
nom
Des marqueurs sanguins pour l'autisme
L'autisme pourrait être diagnostiqué beaucoup plus tôt
Autisme: Vers un test génétique de diagnostic
Recherches sur les caractéristiques, causes et
traitements de l'autisme
Autisme: les shampoings pour animaux domestiques augmenteraient le risque NOUVEAU
L'autisme lié à la pollution industrielle au mercure NOUVEAU
Un gène lié à l'autisme identifié
NOUVEAU
Autisme: certains cas seraient liés aux anticorps pendant la grossesse
NOUVEAU
L'alcool pendant la grossesse augmenterait le risque d'autisme NOUVEAU
Lien entre autisme et troubles mentaux chez les parents NOUVEAU
Lien entre autisme et testostérone, théorie du "cerveau masculin extrême"
Pas de lien entre l'autisme et le mercure - vaccin (mai 2007)
Autisme: Aucune relation avec le vaccin ROR (juillet 2006)
Recherche québécoise sur les gènes de l'autisme et de la schizophrénie
Anomalie du système cérébral de l'imitation et de l'empathie chez les
autistes
Autisme: absence de l'activité cérébrale de rêvasserie normale lorsqu'au
repos
Le contact visuel perçu comme menaçant pour les enfants autistiques
L'ocytocine, l'hormone de l'attachement social, pourrait améliorer l'autisme
Symptômes de retard mental et d'autisme possiblement réversibles
Autisme, actualités
Le plan autisme (France) se distance de la psychanalyse et de la psychiatrie (avril 2008) NOUVEAU
Autisme en France: la psychanalyse pointée par le comité d'éthique (déc. 2007)
NOUVEAU
Autisme: Traitements psychanalytiques dénoncés par les associations de familles (aout
2005, France)
Autisme et vaccins, important procès aux États-Unis (juin 2007)
Syndrome d'Asperger
Syndrome d'Asperger vu de l'intérieur par une femme de 48 ans NOUVEAU
PsychoMédia => http://www.psychomedia.qc.ca/pn/modules.php?name=News&file=article&sid=5551
02 juillet 2008
Catalogue Multimédia Documentation Autisme
Catalogue répertoriant les vidéocassettes, CD-Rom et DVD disponibles dans les centres de documentation des Centres de Ressource Autisme.
(application pdf)
http://www.orthophonistes.fr/upload/190120060931cataloguemultimedia_RND_CRA2005.pdf
28 juin 2008
Le cerveau de l' autiste fonctionne différemment
Autisme Autiste Suisse www.soreltracyregion.net/actualite/page/actualite/article/c/5926
Le cerveau de l’autiste fonctionne différemment
21 Avril 2007 -
Il serait faux de prétendre qu’une personne
"souffre" d’autisme. L’autiste ne souffre pas. Son cerveau fonctionne
différemment.
C’est ce qu’a précisé à La Voix Michèle Larue, psychoéducatrice au point de
service sorelois du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle
Montérégie-Est (CRDI).
L’autiste fait partie de ce qu’on appelle les troubles envahissants du
comportement (TED). Un autiste a des problèmes à traiter l’information
rapidement, il a de la difficulté à fixer son attention, à établir un contact
oculaire, il résiste aux caresses, et comprend difficilement les règles "non
dites" de la politesse et des émotions.
Mais il ne faudrait pas croire que l’autiste est une personne inintelligente, au
contraire. J’ai des clients qui sont beaucoup plus intelligents que moi !
précise Mme Larue. Selon elle, plusieurs d’entre eux sont capables de poursuivre
leurs études de façon régulière, il y en a qui sont des premiers de classe, et
certains ont même remporté des trophées Méritas à leur école. Et ce n’était pas
charité, mais bien grâce à leurs notes, a-t-elle spécifié.
L’autiste a surtout des problèmes de communication avec les gens qui
l’entourent. Il a besoin d’aide pour développer ses habiletés sociales.
En fait, l’autiste ne décode pas les informations qu’il reçoit de la même façon
que les autres. C’est un peu comme si l’autiste conduisait une automobile
manuelle, alors que nous conduisons une automatique, explique Mme Larue. Quand
nous conduisons, nous enregistrons inconsciemment une série d’informations sur
ce qui nous entoure. On fait des choses de façon automatique, sans se forcer.
Mais l’autiste, lui, doit traiter chaque information une à une, et la classer
dans son cerveau. Il ne peut pas traiter deux informations à la fois. C’est très
difficile pour lui, et ça devient aussi très épuisant. L’abstraction est pour
l’autiste un concept difficile. Par contre, il développe souvent une mémoire
phénoménale et conserve chaque information acquise jusqu’à la fin de sa vie, a
expliqué Mme Larue. Un autiste peut, par exemple, te dire ce qu’il a fait le 22
juillet 2004 en après-midi sans se tromper, et ce, même si c’est pour dire qu’il
est allé s’acheter un cornet de crème glacée !
Une particularité des autistes est qu’il y a presque toujours un de leur sens
qui ne fonctionne pas ou, au contraire, qui fonctionne trop.
Par exemple, un autiste qui a une audition très développée peut devenir exacerbé
par chaque son qu’il entend de façon distincte. Par exemple dans une classe : le
professeur qui parle, la personne qui tousse, les pas d’une personne dans le
corridor, les enfants dans la cour d’école, le chauffage, le tic-tac d’une
horloge, etc. Cela devient intolérable pour lui, soutient Mme Larue.
Même chose pour la vision. Les couleurs vives d’une garderie peuvent leur
"brûler" les yeux.
Quant au toucher, le simple fait d’effleurer le bras d’un autiste avec les
doigts peut être très douloureux pour lui.
Par ailleurs, la façon de décoder les messages par un autiste est très
différentes du monde en général, car il prend tout au pied de la lettre. Si un
parent dit à son enfant autiste de vider son assiette, ce dernier va avoir le
réflexe de faire exactement ce qui lui est demandé et de vider son assiette...
par terre, tout en sachant qu’il va se faire chicaner. Il faut donc faire très
attention à ce qu’on lui dit et comment on lui dit, car il ne comprend pas le
double sens, ni le 2e degré. Il faut donc éviter des expressions populaires
telles que "donner sa langue au chat" ou "il pleut des clous" !
Selon Mme Larue, l’autiste est aussi incapable de mentir. Il n’en comprend pas
l’utilité. Ça peut poser quelques problèmes, lors qu’il dit à son professeur que
sa cravate est laide !!! a-t-elle donné en exemple.
Mais Mme Larue estime qu’il y a même des bons côtés à "être TED". C’est une
personne fidèle qui possède une loyauté absolue envers quelqu’un. Il est donc
digne de confiance. Il n’a aucun préjugé envers qui que ce soit. Il n’est ni
raciste, ni sexiste, à moins que cela leur soit appris. Ils sont passionnés, et
leur façon d’appréhender la réalité est basée sur une logique. En fait, les
autistes pensent bien souvent que c’est nous qui sommes compliqués, avec notre
façon de mentir ou de donner des doubles ou triples sens à ce qu’on dit !
On pense également souvent que l’autiste n’a pas d’émotion ou pas d’empathie, ce
qui est faux, selon Mme Larue. En fait, chaque information qu’il a appris, il
pense que les autres la connaissent. Encore là, c’est une question de décodage.
Pour un autiste, "pleurer de joie" constitue une contradiction.
Mais peu à peu, on comprend en effet de plus en plus l’autisme, car des autistes
eux-mêmes ont réussi à expliquer ce qu’ils ressentaient. Il y a même des
autistes qui donnent des formations.
À Sorel-Tracy, les services offerts par le CRDI sont considérés comme
avant-gardistes, assure Mme Larue. Il existe notamment une classe spécialisée à
l’école Saint-Gabriel-Lalemant où le même programme qu’au régulier est enseigné,
mais adapté selon le rythme des enfants.
Nous favorisons l’intégration sociale le plus possible. Dans d’autres régions,
la "voie de garage est souvent prise plus rapidement qu’ici.
Chose préoccupante, le nombre d’autistes augmente de façon sensible depuis
quelques années. Nous avons une liste d’attente de près de deux ans. Partout au
Québec, il y a une explosion de cas, et on ne connaît pas encore la raison. Ici,
nous avons mis sur pied un groupe de parents pour ceux qui sont sur la liste
d’attente, afin de leur offrir des soirées d’information.
La clientèle change également, estime-t-elle. Auparavant, 75% des autistes
étaient aussi déficients intellectuels, alors que c’est l’inverse aujourd’hui.
Pour les parents, c’est un choc d’apprendre un tel diagnostic, admet Mme Larue.
Ils ont en tête l’image de l’acteur Dustin Hoffman dans le film Rainman,
fait-elle remarquer.
Mais nous avons vraiment des beaux jeunes, conclut-elle. Il suffit seulement de
trouver le bon "mode d’emploi".
Signalons enfin qu’avril a été consacré "mois de l’autisme". En Montérégie, on
estime à plus de 2 000 le nombre de personnes atteintes d’un TED, selon
l’Association régionale autisme et TED-Montérégie.
Source: http://www.educh.ch/coaching-formation-new.php?New=1562
26 juin 2008
Un monde meilleur? (aider les autistes) Vidéo de Proteus42222
De :Proteus42222: VOYONS si nous sommes prêts à travailler sur un projet concret! Une idée que je tente de semer dans ce monde...
Si vous souhaitez laisser un commentaire sur cette vidéo, veuillez vous rendre sur la page de Proteus, sur Youtube, en cliquant sur le lien ci-dessous:
http://fr.youtube.com/watch?v=p-AtXyc63lk
29 mai 2008
Table ronde sur l'autisme avec l' intervention de JOSEF SCHOVANEC, porte-parole de l' association Asperger Aide
Info diffusée sur le site Asperger Aide:
La Commission des Affaires Sociales du Sénat se penche
sur la question de l’Autisme
JOSEF SCHOVANEC notre porte parole Asperger Aide
y intervenait émouvant et très applaudi
lors de la table ronde d'hier soir
Mercredi 28 Mai 2008
Cliquez ci-dessous pour assister à la rediffusion de
ce débat d'experts le dimanche 01/06/08 à 15.30
http://www.publicsenat.fr/cms/emission/emission.html?idE=57454
et pour lire le
Communiqué de presse du Sénat
Table ronde sur l'autisme
Rediffusion le :
dimanche 01/06/2008 à 15h30
27 mai 2008
Amour et syndrome d'Asperger.
Traduit de l' anglais par Otis, membre du forum Asperger Aide, qui m' a gentiment autorisée à publier sur mon blog le fruit de son travail de traduction.
Amour et syndrome d'Asperger.
Il est gentil, détaché du monde, très attentif et délicieusement
vieux-jeu. Le truc caché ? Ce qui rend Keith si sympa aux yeux de Sarah
sont des symptômes d'Asperger. Anna More nous raconte sa rencontre avec
ce couple vivant cette expérience plus commune qu'on ne le croit.
Sarah Henrickx et Keith Newton sont assis penchés l'un vers
l'autre, riant beaucoup et partant dans leurs blagues à eux, comme le
font les couples neufs, encore tout entichés.
Keith vient d'arriver à la maison de Sarah à Hove, et ils ont l'air
d'être ravis à l'idée de passer quelques jours ensemble. Comme
toujours, Keith a éteint son portable parce que "mon temps ici est avec
Sarah", comme il le dit. Ils ne comptent voir personne d'autre -Keith
n'a pas d'amis à lui et ne se sent pas bien avec les gens- mais vont
manger beaucoup de chocolat, se promener et regarder la télévision. "Il
nous arrive souvent de nous sentir béats, au bord de la suffisance,
parce que nous voyons d'autres couples qui n'ont pas l'air heureux" dit
Sarah.
Dans quelques jours toutefois, Keith retournera à Wickham, dans le
Hampshire, à 80 kilomètres, où il vit seul et travaille comme
programmeur. Cela sera toujours comme cela. Malgré qu'ils se
connaissent depuis cinq ans, leur couple ne "progresse" pas comme le
font les autres. Jamais ils ne vivront ensemble, ou auront des enfants.
A 39 ans, Keith est si rigolard, gamin et mignon qu'il pourrait avoir
dix ans de moins.
Sarah a eu un enfant à l'âge de 19 ans. Elle a été mariée deux
fois. Elle est sûre que peu de femmes pourraient le supporter. "Il est
si beau qu'il pourrait être avec n'importe qui, mais pas pour
longtemps", dit-elle en riant. "Trois, quatre mois au maximum, et
ensuite la conversation tournerait autour de la maison, des enfants et
du compte en banque, et il s'en irait !" Les deux éclatent de rire.
Cette belle entente n'a pas toujours été là. Ils se sont rencontrés
sur internet et au début de leur relation, c'était plutôt dur. Elle ne
le comprenait pas. Il disait carrément que leurs week-ends lui
suffisaient, qu'il n'allait pas s'installer. Sarah le trouvait égoïste,
froid et distant. Keith la trouvait trop bosseuse, exigeante et prompte
aux cris.
Finalement, une seule chose leur a permis de repartir à zéro : ils ont
découvert la raison de "l'insensibilité" de Keith, de sa distance, du
fait qu'il ne voyait aucun futur avec Sarah, ni ne semblait en vouloir
un : Keith a le Syndrome d'Asperger (AS).
Le AS est un problème de développement qui émarge au spectre de
l'autisme. Il n'est pas rare qu'un tel diagnostic arrive sur le tard.
Cela ne fait que 60 ans qu'on l'a identifié, et ce n'est que depuis
1992 que l'Organisation Mondiale de la Santé l'a reconnu. Dès lors, la
majorité des adultes en souffrant ont grandi sans le savoir.
On discute énormément du pourcentage de la population atteinte. Un
pourcent serait dans le spectre de l'autisme, et il y aurait neuf fois
plus d'hommes atteints. Les AS ont une intelligence supérieure, mais de
grandes difficultés avec l'empathie, la communication et les
interactions sociales.
Les AS ont du mal à comprendre les lois non-écrites qui aident la
plupart d'entre nous à agir et à parler comme il est attendu. Ils
déchiffent difficilement les expressions du language, celles du visage
et les tons de voix. Ils sont souvent concis et littéral jusqu'à la
grossièreté, quoique sans le vouloir. Comme le "vrai monde" est
stressant, de nombreux d'entre eux se retirent dans leur propre havre
de routine, de solitude et d'intérêts particuliers, parfois
obsessionnels.
(Note du traducteur : à mon avis on est nettement plus qu'un pourcent, et il y a autant de femmes !)
De nos jours un AS va probablement être reconnu dès l'enfance, et
son école saura quoi faire avec lui. Il y a vingt ans toutefois, il eût
été un geek qui ne s'adaptait pas et qu'on laissait se débrouiller
seul. Et ce combat continuait à l'âge adulte. Pour quelqu'un avec l'AS,
la plus dure partie de la vie se trouve dans le champs de mine que sont
les relations, le mariage et le fait d'être parent.
Louise Corbett s'occupe de la ligne d'urgence du National Autistic
Society (NAS) et confirme que de plus en plus d'appels viennent de
couple qui ont découvert l'AS dans leur relation.
"Quand j'ai commencé il y a six ans, la plupart des appels venaient
de parents qui parlaient de leurs enfants, dit-elle, aujourd'hui nous
avons plus d'appels concernant les adultes que les enfants. Comme l'AS
est reconnu dans les familles, beaucoup de femmes le voient aussi dans
leur maris, ou bien les maris le voient tout seuls, après que leurs
enfants aient été diagnostiqués et qu'ils aient lus à ce sujet. "Ils
sont très choqués quand ils appellent, dit Corbett, souvent ils ont eu
des difficultés énormes pendant des années sans savoir pourquoi. On ne
peut y échapper : l'AS est très dur à vivre."
(renote du traducteur : et pourquoi on ne diagnostique pas la femme en
passant, qu'est-ce que c'est que ce sexisme à la noix ???)
Maxine Aston, l'auteur de Aspergers Amoureux (Jessica Kingsley,
£14,95), est une des rares conseillers à travailler spécialement avec
des couples AS. Ses études et ses questionnaires depuis dix ans
suggèrent que 75 pour cent de ces couples cherchent de l'aide. "Je
dirais presque que l'AS est un problème de relation, dit-elle. -Cela
affecte la communication, l'interaction et la capacité d'empathie. Tout
chercheur vous dira que ce sont les ingrédients majeurs d'une relation
réussie." D'après l'expérience d'Aston, nourrie de clients désespérés
venus d'aussi loin que le Japon, la Nouvelle-Zélande et le Canada, les
relations AS suivent un shéma commun.
"Un grand nombre se sont rencontré sur des sites de rencontre. Pour un
AS, c'est un chemin parfait." Alors qu'avant beaucoup d'AS ne pouvaient
trouver leurs marques dans le jeu de la séduction, Internet aujourd'hui
fournit un excellent moyen de commencer.
Evitant l'énorme problème de l'abord de l'autre personne, cela
permet de dresser une liste et de sélectionner les gens selon des
critères. Bien que de nombreux AS soient sans emplois, ou
sous-employés, d'autres sont au top de leur profession. "Sur papier,
ils ont l'air formidable, docteurs, avocats, experts divers.... Ils
peuvent être quadragénaires et n'avoir jamais été mariés, pas de passé
donc. Internet leur permet aussi d'établir une relation par email.
Quand ils se rencontrent, les femmes sont souvent sous le charme de
leurs manières polies, et de leur charme d'autrefois."
Cela se passa ainsi pour Sarah qui trouva Keith si différent de
tout ce qu'elle avait connu. "A la fin de notre premier rendez-vous, il
m'embrassa sur la joue, et me serra la main, se souvient-elle,
tellement loin de tous ces gars qui vous assomme avec du Rioja. Keith
n'avait pas l'air d'être atteint par des modes inutiles, et le regard
des autres. Je croyais qu'il était bouddhiste !"
Le problème, selon Aston, est que ce charme s'use. Les femmes tombent
amoureuses, veulent pouponner cet homme détaché et vulnérable, et
l'aider à grandir. Quand la relation s'installe, cependant, elles
finissent par trouver que leurs propres besoins émotionnels ne sont pas
remplis.
"Quelqu'un avec un AS a probablement de bonnes intentions, il veut
la rendre heureuse, mais il ne peut lire les signes. Au début de la
cour, la femme peut devenir son obsession, et jamais elle n'a connu une
telle attention. Cinq ans après, quand il s'est concentré sur quelque
chose d'autre et qu'il revient du travail, oublie de dire bonjour, et
va directement au garage pour bricoler, cela devient une autre affaire.
Les femmes me disent souvent : "Ou bien c'est un AS, ou c'est l'homme
le plus égoïste de la planète."
Un autre problème vient de l'isolation. Les gens avec AS souffrent
souvent de problèmes sensoriaux, les bruits élevés, les odeurs fortes
et les lumières brilliantes peuvent être presque douloureux. Tout cela,
en plus des difficultés d'interaction sociale, éliminent un jour les
soirées, les réunions de famille et les anniversaires.
"J'ai vu un jour un couple d'octogénaires qui avait découvert le
problème après plus de cinquante ans de mariage, dit Aston. Ils
décidèrent de rester ensemble, mais elle acheta une fermette en haut de
la rue et il allait la voir pour les repas. Elle voyait ses amis et sa
famille, et il avait de la place pour ses habitudes. Pas mal de couples
décident de rester ensemble, mais vivent séparément."
Penny Jones, une comptable d'Oxford, essaya cela il y a six ans, à
la suite du diagnostique de son mari Chris, un consultant en
technologie de l'information. Chris avait appris à propos de l'AS en
voyant un programme télé alors qu'il était en repos professionnel pour
cause de stress. Cela le mena à voir un spécialiste qui l'a placé haut
sur l'échelle Asperger.
"Nous nous sommes mis ensemble en 1995, et il a toujours été très
original, dit Penny. Il y a beaucoup d'aspects positifs à l'AS. J'aime
son côté droit. Il n'y a pas de jeu. Chris est la première personne que
j'aie rencontré qui laisse les gens être eux-mêmes. La plupart des gens
veulent que vous soyiez un peu plus comme ceci ou cela. Chris vous
prend comme vous êtes. Il est très intelligent, un QI de plus de 150,
et il est très amusant."
Malgré tout, l'AS est très dur à vivre. "Il s'est enfermé dans une
pièce avec l'ordinateur, dit-elle, nous étions sous le même toit, mais
pas ensemble. Rarement nous cuisinions ensemble, ou même débarassions
la table, car Chris ne peut supporter le bruit des couverts et des
assiettes."
Après l'arrivée des enfants, Luke a neuf ans, Beth sept, Chris a trouvé
le chaos de la vie familiale encore plus difficile à vivre. "Ce n'était
pas assez calme et prévisible. On a abandonné les vacances ensemble. Il
faisait de son mieux, mais après trois jours, sans son environnement,
son ordinateur, vous pouviez voir tous ses systèmes s'éteindre. Alors
il passait chaque jour avec une caisse de bière devant la télé pendant
que je sortais les enfants. Chris buvait énormément pour supporter
l'AS, c'était un autre problème."
Quand Chris déménagea, ils avaient décidé de rester un couple, mais
cela ne marcha pas très longtemps. "Il buvait beaucoup moins, et était
bien plus heureux chez lui, dit Penny, il passait quelques heures chez
nous et puis se renfermait dans sa tour sans parler à quiconque pendant
24h. A la fin je n'ai plus pu supporter tout ce temps passé seule." Le
couple divorça l'année dernière.
L'aide habituelle n'est pas à recommander pour les couples AS, en fait
elle aggrave souvent les choses. "Les conseillers travaillent sur
l'empathie, dit Maxine Aston, pour aider chacun à comprendre le point
de vue de l'autre. Ca ne marche pas si vous avez l'AS. On peut vous
dire de passer dix minutes par jours à parler de vos émotions. Les AS
ne peuvent pas le faire, ils se sentent sous pression, et la déception
est à la clef." Pour cette raison, la NAS a une (petite) base de
données de conseillers conjuguaux spécialisés en AS, dont Aston fait
partie.
Il y a beaucoup de stratégies qui peuvent aider. L'une est d'écrire les
choses au lieu de les dire. Une autre consiste pour le conjoint non-AS
de s'exprimer dans les termes les plus clair. ("Je me sens triste et je
veux un calin"), plutôt que d'espérer que le partenaire comprenne les
messages. Cependant, le secret consiste dans la compréhension du
concept d'Asperger, d'accepter ses limitations et d'ajuster ses
attentes. Cela revient presque à rejeter le blâme sur le syndrome, dit
Aston.
(note du traducteur : je ne suis pas à 100% sûr d'avoir compris cette dernière proposition)
Le diagnostique qui a sauvé Keith et Sarah est arrivé par accident,
Sarah trouva un emploi chez ASpire, une oeuvre de charité qui aide les
adultes ayant l'AS. Le plus elle en apprenait, le plus elle y
reconnaissait Keith. "Au début, j'ai pensé que c'était seulement une
idée folle et extravagante de Sarah, dit-il, mais à mesure que
j'approfondissais, les similarités devinrent trop grandes pour être
ignorées."
Apprendre au sujet de l'AS fut un tournant de la vie. Soudain toute
cette vie isolée et faite de rudesses prit sens. Keith était moqué à
l'école, et passa sa vie universitaire sans amis du tout. Il eut
seulement deux emplois dans sa vie consistant en les mêmes choses, et
deux relations très brèves (la première à 31 ans). "Du plus jeune âge
vous essayez de joindre le monde, mais lentement, à force de rejets et
de n'être pas capable de comprendre les ficelles des relations, cela
devient trop dur, dit-il. Je voulais des relations avec des femmes,
mais je n'avais ni la confiance, ni les outils, ni les moyens."
En Sarah, Keith a trouvé la partenaire idéale. Elle travaille pour
AS adulte professionnellement et maintenant comprend ses processus de
pensée et parle presque son language. Elle est capable de prévoir les
situations de stress, accepte ses besoins fréquents d'être seul et lui
demande rarement de donner plus qu'il ne le peut.
En retour, elle a un partenaire charmant, bizarre, logique et attentif,
qui garde toujours une émouvante classe, il ouvre les portes pour elle,
porte ses paquets, et essuie les verres de ses lunettes s'il les trouve
sales. Plus important, ils aiment leur compagnie mutuelle, partage le
même sens de l'humour, et ont coécrit un livre : le Syndrome Asperger :
une Histoire d'Amour (Jessica Kingsley, £12,99), afin de montrer qu'une
fin heureuse est possible, même si elle n'est vraiment pas celle que
l'on avait envisagée au départ.
Il n'y pas de projet de mariage, ou de cohabitation, et Keith ne
pense pas qu'il pourrait se débrouiller avec des enfants. Mais on
dirait des âmes soeurs. "Avec Sarah, je reçois acceptation et
compréhension, dit Keith. Je ne veux pas nécessairement rejoindre le
reste du monde, mais je voudrais que quelqu'un rejoigne le mien.
J'aimerais savoir à la fin de ma vie qu'il y a quelqu'un qui m'a
compris. C'est cela que Sarah fait pour moi."
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